PROFAMILLE    
 

Avec l’apui du Dr Yann Hodé, du Dr Said Fattah, (chercheurs au Centre Hospitalier de Rouffach), et de celui de Mme Monique Pasche ; la coordonnatrice du réseau,  l’association AMALI a rejoint donc le réseau international PROFAMILLE qui regroupe plusieurs pays dont la France, le Canada, la Suisse  la Belgique et le Cameroun.

Pourquoi s’occuper des familles de malades ?

La schizophrénie, dont l’importance, le coût et l’impact sont réels, et qui touche plus de 350 000 personnes au Maroc, est un problème majeur de santé publique.

Pour chaque personne souffrant de schizophrénie :

  • 3 à 4 de ses proches sont impliqués,
  • l’équilibre familial est gravement perturbé tant par les symptômes aigus que par les symptômes persistants,  débouchant sur des ruptures avec et entre les proches non-malades ou des divorces,
  • le stress dû à ces symptômes provoque : insomnie, dépression, ulcères, problèmes cardio-vasculaires …,
  • certains proches très éprouvés ne peuvent parfois plus travailler,

Le but du programme PROFAMILLE, mis au point par l'Unité de psychiatrie sociale et préventive, Université de Laval (Canada), est de permettre aux proches de mieux connaître la schizophrénie, les traitements, les difficultés sociales et relationnelles qu'elle entraîne.

 

Un programme qui a fait ses preuves

En aidant les familles de malades, les impacts positifs sur les malades eux-mêmes sont, sans conteste, indéniables et avérés, puisqu’ils sont  très sensibles à " l'ambiance émotionnelle" de leurs proches.
Plusieurs études sont venues montrer l'intérêt des programmes psycho-éducatifs.
Selon le rapport de l'INSERM sur les psychothérapies, le taux de rechute du malade à 1 an varie :

  • De 41 à 58% avec une prise en charge du malade classique.
  • De 6 à 12% avec prise en charge psycho-éducative de la famille en plus.

Le taux de rechute du malade à 2 ans varie :

  • De 66% à 83% avec une prise en charge du malade classique.
  • De 17% à 40% avec prise en charge psycho-éducative de la famille en plus.